{"id":1466,"date":"2007-01-04T13:22:00","date_gmt":"2007-01-04T11:22:00","guid":{"rendered":"http:\/\/laurentqueyssi.fr\/site\/?p=1466"},"modified":"2007-01-04T13:22:00","modified_gmt":"2007-01-04T11:22:00","slug":"1466","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/laurentqueyssi.fr\/site\/2007\/01\/04\/1466\/","title":{"rendered":""},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s avoir d\u00e9couvert <span>Studio 60<\/span>, je me suis lanc\u00e9 dans l\u2019exploration des autres s\u00e9ries d\u2019<span>Aaron Sorkin<\/span>. A commencer par <span>Sports Night<\/span>, la chronique des coulisses d\u2019une \u00e9mission sportive, une sorte de Stade 2 quotidien (sans les reportages bien-pensants \u00e0 la con). Puis je viens de regarder le pilote d\u2019<span>A la Maison Blanche<\/span>. Je commence \u00e0 cerner les th\u00e9matiques et les techniques du sc\u00e9nariste. Des groupes de personnes soud\u00e9s, mais qui se d\u00e9chirent tout de m\u00eame, des dialogues en marchant dans des couloirs, un rythme dans les mots presque musical et une interrogation constante sur Dieu et la religion coupl\u00e9e \u00e0 un gauchisme hollywoodien de bon aloi. Je reste parfois partag\u00e9 devant une telle maestria associ\u00e9e \u00e0 une telle guimauve. <br \/>Dans un autre genre, j\u2019ai entrepris de suivre la saison 5 de <span>24<\/span>. Je n\u2019ai vu aucune autre saison, \u00e0 part quelques \u00e9pisodes par-ci par-l\u00e0, et je suis bluff\u00e9 par le rythme des \u00e9v\u00e9nements. Ca n\u2019arr\u00eate pas. Je m\u2019en doutais un peu, c\u2019est m\u00eame le principe du truc, mais je ne m\u2019attendais pas \u00e0 tant de retournements de situations en si peu de temps. Tout ne tient que l\u00e0-dessus, remarquez, mais cet \u00e9quivalent moderne des serials est un exemple parfait de s\u00e9rie d\u2019action populaire. Contrairement aux sc\u00e9naristes de <span>Lost<\/span>, ceux qui bossent sur la s\u00e9rie tournent forc\u00e9ment au speed.<\/p>\n<p>Commenc\u00e9 <span>Les Bienveillantes<\/span>. Au bout de deux cent pages, je ne sais pas si je vais finir. Je me sens comme <span>Dick <\/span>lorsqu\u2019il faisait des recherches sur les nazis en pr\u00e9parant <span>Le Ma\u00eetre du Haut Ch\u00e2teau<\/span>. Je supporte mal l\u2019accumulation infinie des horreurs qui fait la force du bouquin. Et comme l\u2019\u00e9criture ne transcende jamais son sujet (on est loin d\u2019un triturage de la langue \u00e0 la <span>C\u00e9line<\/span>) je ne parviens pas \u00e0 rester accroch\u00e9. Le classicisme narratif du roman (tout au moins dans ce que j\u2019ai lu) me fait m\u2019interroger grandement sur son succ\u00e8s. Mais je m\u2019interroge souvent sur les raisons du succ\u00e8s de telle ou telle \u00ab \u0153uvre \u00bb. <\/p>\n<p>Comme le F<span>\u00eates sanglantes et mauvais go\u00fbt<\/span> de <span>Lester Bangs<\/span> me faisait de l\u2019\u0153il sur la biblioth\u00e8que depuis longtemps, je l\u2019ai entam\u00e9 et je suis bluff\u00e9. On est dans du gonzo light (un peu jeune pour se la jouer <span>Thompson <\/span>sans doute), mais les critiques, les points de vue et l\u2019humour sont formidables. Ses descentes en flamme des Beatles et de Dylan (avec, sans avoir l\u2019air d\u2019y toucher, une r\u00e9flexion sur l\u2019Am\u00e9rique contemporaine) sont magistrales. Encore une superbe d\u00e9couverte. <br \/>Le seul truc qui me chiffone sont les r\u00e9f\u00e9rences de l\u2019auteur. Les disques dont il parlent et ses \u00ab ic\u00f4nes \u00bb ne sont pas ceux de mon adolescence. Et comme vous le savez, la meilleur p\u00e9riode pour le rock\u2019n roll, c\u2019est l\u2019adolescence. O\u00f9 est le grand \u00e9crivain qui pourra me parler du rapport entre la situation \u00e9conomique de l\u2019Angleterre et Joy Division, celui qui cherchera au bon endroit les racines des Shoegazers et qui encensera le foudre de Fugazi ??<\/p>\n<p>L\u2019album <span>Christmass <\/span>de <span>Frank Black<\/span> est un joli cadeau pour ses fans. Des versions acoustiques de titres bien choisis et des nouveaux morceaux mal produits, mais d\u00e9montrant une fois de plus que le gros Charles a toujours ce petit truc qui fait de lui un des meilleurs songwriter contemporain.<\/p>\n<p>J\u2019ai repris le boulot mardi, comme pr\u00e9vu, remont\u00e9 \u00e0 bloc, repos\u00e9 et motiv\u00e9. Mes journ\u00e9es continuent de se composer comme suit : traduction, \u00e9criture (sur divers projets, \u00e7a d\u00e9pend des jours) et Bond. Haa, sacr\u00e9s traducteurs de Bond. Vous vous souvenez de ce personnage qui avait un grain de beaut\u00e9 au-dessus de l\u2019\u0153il au lieu d\u2019un bandeau ? Et bien, il revient dans un autre roman, des ann\u00e9es apr\u00e8s, et cette fois, h\u00e9rite d\u2019une t\u00e2che au-dessus de l\u2019\u0153il. Comme il meurt juste apr\u00e8s, on est certains que cette erreur ne reviendra plus. <br \/>Mais tout est possible.<\/p>\n<p>Sinon, \u00e7a va vous ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s avoir d\u00e9couvert Studio 60, je me suis lanc\u00e9 dans l\u2019exploration des autres s\u00e9ries d\u2019Aaron Sorkin. A commencer par Sports Night, la chronique des coulisses d\u2019une \u00e9mission sportive, une sorte de Stade 2 quotidien (sans les reportages bien-pensants \u00e0 la con). Puis je viens de regarder le pilote d\u2019A la Maison Blanche. 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