{"id":2481,"date":"2003-02-01T13:37:00","date_gmt":"2003-02-01T11:37:00","guid":{"rendered":"http:\/\/laurentqueyssi.fr\/site\/?p=2481"},"modified":"2003-02-01T13:37:00","modified_gmt":"2003-02-01T11:37:00","slug":"2481","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/laurentqueyssi.fr\/site\/2003\/02\/01\/2481\/","title":{"rendered":""},"content":{"rendered":"<p><b>Monsieur miracle : Jim Steranko<\/b><\/p>\n<p><i>Dans le domaine de la pop culture, il est un homme dont le nom r\u00e9sonne encore dans le monde des cr\u00e9ateurs comme un mythe.<br \/>\n<br \/>Ma\u00eetre de l&#8217;\u00e9vasion, du tour de cartes, de la bande dessin\u00e9e, du graphisme et de l&#8217;illustration, il aurait pu faire sien le titre d&#8217;un roman de <b>Richard Matheson <\/b>: <i>Je suis une l\u00e9gende. <\/i><br \/>\n<br \/>Pr\u00e9nomm\u00e9 Jim, il pr\u00e9f\u00e8re qu&#8217;on l&#8217;appelle <b>Steranko <\/b>(son nom de famille) un nom qui claque comme le pseudonyme d&#8217;une star du cirque !<\/i><\/p>\n<p>L&#8217;\u0153uvre de <b>Steranko <\/b>dans le domaine du 9e art est relativement limit\u00e9e et ne date pas d&#8217;hier&#8230; Mais elle reste tellement marquante qu&#8217;elle lui a valu le surnom <b>d&#8217;Orson Welles <\/b>du comic books (ce qui tend \u00e0 soutenir l&#8217;id\u00e9e que tout est li\u00e9 puisqu&#8217;<b>Orson Welles<\/b>, passionn\u00e9 de magie a \u00e9t\u00e9 l&#8217;\u00e9l\u00e8ve de <b>Houdini<\/b>). Il s&#8217;agit donc ici de faire d\u00e9couvrir quelques rep\u00e8res biographiques d&#8217;un ph\u00e9nom\u00e8ne artistique qui a touch\u00e9 plusieurs domaines en laissant, \u00e0 chaque fois, son empreinte.<br \/>\n<br \/>La v\u00e9rit\u00e9 semble parfois moins r\u00e9elle que la fiction. <\/p>\n<p><b>Magie et \u00e9vasion<\/b><\/p>\n<p><b>Jim Steranko <\/b>est n\u00e9 en 1938 \u00e0 Reading, Pennsylvanie. Son p\u00e8re effectuait des tours de magie et l&#8217;enfant a grandi dans cette ambiance : comme d&#8217;autres avant lui, il \u00e9tait tomb\u00e9 dans la marmite\u2026D\u00e8s son plus jeune \u00e2ge, le petit Jim a un app\u00e9tit vorace pour la pop culture et il apprend \u00e0 lire dans les comics que lui apporte son oncle. Adolescent, il apprend la magie et suit un cirque itin\u00e9rant pendant plusieurs \u00e9t\u00e9s. Il y effectue des num\u00e9ros de magie, d&#8217;avaleur de feu et m\u00eame de fakir. Au lyc\u00e9e, il int\u00e8gre l&#8217;\u00e9quipe de gymnastique et se sp\u00e9cialise dans les anneaux et les barres parall\u00e8les. Ayant maille \u00e0 partir avec des gangs, il apprend la boxe puis se sp\u00e9cialisera, plus tard, dans l&#8217;escrime \u00e0 New-York. Son autre domaine de pr\u00e9dilection est l&#8217;\u00e9vasion. En effet, \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 15 ans, il d\u00e9cide d&#8217;organiser une performance : il demande \u00e0 un policier de se faire enfermer en prison et s\u2019en \u00e9vade pour montrer ses aptitudes dans ce domaine. R\u00e9ussissant \u00e0 merveille et faisant de la publicit\u00e9 autour de cet exploit, il va alors entamer une carri\u00e8re de roi de l&#8217;\u00e9vasion assez fascinante, suivant en cela les traces de son ma\u00eetre <b>Houdini<\/b>. Poss\u00e9dant totalement une telle technique, il va commettre des larcins et devenir un expert en vol de voitures sans pour autant se lancer v\u00e9ritablement dans le monde de la d\u00e9linquance.<br \/>\n<br \/>Lorsqu&#8217;il d\u00e9cide de rompre avec l&#8217;\u00e9vasion, c&#8217;est pour se lancer vers une pratique \u00e0 l&#8217;autre bout du spectre de la magie, la prestidigitation. Le rapport avec le public lors de ses performances est devenu routinier et la perspective de continuer dans la voie de l&#8217;\u00e9vasion ne l&#8217;enchante gu\u00e8re. Il ne voit qu&#8217;un moyen pour retrouver son enthousiasme : se lancer dans une nouvelle discipline compl\u00e8tement diff\u00e9rente, le close-up, tour de cartes rapproch\u00e9 qui n\u00e9cessite une grande agilit\u00e9 des doigts. Il va r\u00e9volutionner cette pratique en inventant de nouvelles techniques et publiera plus tard des ouvrages de r\u00e9f\u00e9rence sur son approche unique de cet art (on trouve aujourd&#8217;hui des vid\u00e9os expliquant certains des tours que <b>Steranko <\/b>a invent\u00e9s). \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, il m\u00e8ne de front plusieurs carri\u00e8res. En effet, en plus de ses spectacles de magie, il travaille dans une imprimerie de Reading o\u00f9 il dessine des pin-up pour des publicit\u00e9s de soir\u00e9es dansantes dans des pubs locaux. Le soir, il fait des concerts car il est aussi un musicien accompli qui joue de plusieurs instruments, chante et s&#8217;occupe des arrangements dans un groupe. \u00e0 21 ans, il abandonne la magie. Plus tard, il quitte l&#8217;imprimerie pour devenir directeur artistique d&#8217;une entreprise de packaging. Autant dire que l&#8217;adolescence de <b>Jim Steranko <\/b>a \u00e9t\u00e9 bien remplie. C&#8217;est alors qu&#8217;une rencontre va le faire bifurquer \u00e0 nouveau pour l&#8217;amener sur un terrain qui nous int\u00e9resse.<\/p>\n<p><b>Premiers pas<\/b><\/p>\n<p>D\u00e9cidant, une fois de plus, de changer radicalement d&#8217;orientation professionnelle, <b>Steranko <\/b>va frapper \u00e0 la porte de Harvey publishing, une compagnie sp\u00e9cialis\u00e9e dans les comics d&#8217;humour remplis d&#8217;animaux. Nous sommes en 1965, et l&#8217;editor (\u00e9quivalent am\u00e9ricain du r\u00e9dacteur en chef) de Harvey se nomme <b>Joe Simon<\/b>, un grand de l&#8217;\u00e2ge d&#8217;or, cr\u00e9ateur avec <b>Jack Kirby <\/b>de <i>Captain America<\/i>. Il souhaite monter un d\u00e9partement super-h\u00e9ros au sein de la firme et l&#8217;arriv\u00e9e de <b>Steranko <\/b>tombe donc \u00e0 pic. Ses propositions sont accept\u00e9es et il va cr\u00e9er, sc\u00e9nariser et dessiner trois s\u00e9ries : <i>Magicmaster<\/i>, <i>Spyman <\/i>et <i>The Gladiator<\/i>. Et voil\u00e0 notre homme cr\u00e9ateur de bande dessin\u00e9e\u2026<br \/>\n<br \/>Les bandes dessin\u00e9es qu&#8217;il anime ne vont pas durer longtemps et <b>Steranko <\/b>va prendre le volant de sa coccinelle et rouler jusqu&#8217;\u00e0 New-York pour pr\u00e9senter son portfolio au d\u00e9partement animation du studio Paramount. Son projet <i>Secret Agent X<\/i> est accept\u00e9 et part en production pour devenir un dessin anim\u00e9. Voyant que sa carri\u00e8re de dessinateur est en aussi bonne voie que ses incursions dans l&#8217;illusion, il va chez Marvel et montre son travail \u00e0 <b>Stan Lee<\/b>. La r\u00e9ponse de ce dernier est simple : \u00ab Que veux-tu dessiner ? \u00bb Nous sommes en 1966 et <b>Jim Steranko <\/b>est pr\u00eat \u00e0 r\u00e9volutionner le comic book. <\/p>\n<p><b>Nick Fury<\/b><\/p>\n<p>Son premier travail chez Marvel est l&#8217;encrage de <i>Nick Fury, Agent of Shield <\/i>dans <i>Strange Tales <\/i># 151, sur des crayonn\u00e9s de <b>Jack Kirby<\/b>. <b>Steranko <\/b>est ravi de collaborer avec une personne qu&#8217;il consid\u00e8re comme un de ses h\u00e9ros. Pour autant, son travail ne va pas rester dans les m\u00e9moires tant les styles des deux cr\u00e9ateurs ne s&#8217;accordent pas.<br \/>\n<br \/>Apr\u00e8s ces trois \u00e9pisodes, il se voit confier seul la charge du dessin des douze pages de <i>Nick Fury <\/i>contenues dans chaque num\u00e9ro. Au num\u00e9ro 155, il devient aussi sc\u00e9nariste puis coloriste pour l&#8217;\u00e9pisode suivant. Ses id\u00e9es sur le m\u00e9dium sont alors mises en pratique avec un talent novateur. Il exp\u00e9rimente et n&#8217;h\u00e9site pas \u00e0 m\u00ealer dessins, photos et collages en utilisant une mise en page originale qui, m\u00eame aujourd&#8217;hui, s&#8217;\u00e9carte de la production standard. Son approche  n&#8217;est pas celle d&#8217;un illustrateur qui dessine case par case. Au contraire, il raconte son histoire en utilisant la planche enti\u00e8re (ou la double planche) en cherchant \u00e0 atteindre l&#8217;impact graphique maximal qui permettra \u00e0 son sc\u00e9nario d&#8217;\u00eatre totalement immerg\u00e9 et int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 son graphisme. Son exp\u00e9rience de designer est utilis\u00e9e \u00e0 plein et lui permet de sortir des sentiers battus tout en gardant la priorit\u00e9 \u00e0 l&#8217;histoire qu&#8217;il raconte. Sa connaissance de la culture pop lui permet de saupoudrer son travail d&#8217;une approche plus cin\u00e9matographique et en m\u00eame temps plus psych\u00e9d\u00e9lique (dans l\u2019air du temps \u00e0 l&#8217;\u00e9poque) de l&#8217;art de la mise en page. Le lecteur se retrouve face \u00e0 une nouvelle fa\u00e7on de traiter le comic book et d&#8217;utiliser toutes ses possibilit\u00e9s. Un artiste pop est n\u00e9.<br \/>\n<br \/>En 1968, Nick Fury acc\u00e8de \u00e0 son propre mesuel de 20 pages et <b>Steranko <\/b>est au sommet de son art. Il r\u00e9alise 4 num\u00e9ros et 3 couvertures (publi\u00e9s en France sous le titre <i>Nick Fury, agent du SERVO <\/i>aux Humano\u00efdes associ\u00e9s) puis quitte le titre pour faire quelques remplacements sur <i>X-Men <\/i>(Strange 51-52) et des couvertures de <i>Hulk<\/i>. Les 4 \u00e9pisodes sont un sommet de ce qu\u2019il a lui-m\u00eame appel\u00e9 Zap Art. Il y m\u00e9lange les espionnes sexy \u00e0 la James Bond aux gadgets de haute technologie et rend la bande dessin\u00e9e plus adulte. Il a m\u00eame des probl\u00e8mes avec le Comics Code (organisme qui r\u00e9glemente et censure, si besoin, les comics destin\u00e9s aux enfants) qui retouche certains de ses dessins de femmes, les trouvant trop sexy. Son approche du monde des espions, et surtout des espionnes, n&#8217;est pas du go\u00fbt de tout le monde&#8230;<br \/>\n<br \/>Les trois \u00e9pisodes de <i>Captain America <\/i>qu&#8217;il va ensuite rendre sont consid\u00e9r\u00e9s parmi les meilleurs jamais effectu\u00e9s. Le graphisme prend le pas sur les textes et on se rend compte alors d&#8217;o\u00f9 vient l&#8217;originalit\u00e9 du travail de <b>Steranko <\/b>: son approche du m\u00e9dium est plus celle d&#8217;un graphiste que d&#8217;un pur dessinateur de bande dessin\u00e9e. La composition de ses planches t\u00e9moigne d&#8217;une aptitude particuli\u00e8re \u00e0 la mise en page et au jeu avec l&#8217;\u0153il du lecteur.<br \/>\n<br \/>L&#8217;histoire suivante est un court r\u00e9cit d&#8217;horreur <i>At the stroke of midnight <\/i>dans <i>Tower of shadows <\/i>#1 (en France dans <i>L&#8217;Echo des savanes sp\u00e9cial U.SA <\/i>n\u00b04) dans lequel <b>Steranko <\/b>travaille en noir et blanc et d\u00e9veloppe un nouveau style. Il agit comme un cam\u00e9l\u00e9on une nouvelle fois, sans pour autant perdre son identit\u00e9, dans sa derni\u00e8re histoire pour Marvel, une romance : <i>My heart broke in Hollywood <\/i>dans <i>Our love story <\/i>#5. Il parodie le style de <b>Peter Max <\/b>et remplit ses illustrations de mini-jupes et de longues bottes qui collent parfaitement \u00e0 l&#8217;\u00e9poque. Son trait y est plus fin et fait des merveilles. Nous sommes en 1970 et <b>Steranko <\/b>a marqu\u00e9 de son empreinte le monde du comic books.<\/p>\n<p><b>Illustrateur<\/b><\/p>\n<p>Le magicien musicien devenu dessinateur d\u00e9cide de quitter Marvel, exc\u00e9d\u00e9 par le fait que ses dessins puissent \u00eatre retouch\u00e9s pour se conformer aux recommandations du Comics Code. Il va alors s&#8217;orienter vers l&#8217;illustration. Ne connaissant pas les techniques de peinture, il va de nouveau se familiariser avec une nouvelle pratique artistique et se lancer dans les couvertures de romans et en peindre une douzaine en deux ans. Pourtant, il n&#8217;est toujours pas satisfait professionnellement. En 1969, il a fond\u00e9 sa propre compagnie d&#8217;\u00e9dition, Supergraphics au sein de laquelle, il va publier son <i>History of comics <\/i>(Histoire des comics) ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence sur le 9e art am\u00e9ricain. \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, il r\u00e9alise une courte bande dessin\u00e9e pour <i>Witzend<\/i>, la revue de <b>Wallace Wood <\/b> : <i>Talon, the timeless<\/i>. <b>Steranko <\/b>opte pour le plaisir et s&#8217;investit dans des projets graphiques \u00e0 court terme. Ainsi, il r\u00eave de r\u00e9aliser un calendrier de pin-up et va donc r\u00e9aliser son fantasme\u2026 \u00e0 une diff\u00e9rence pr\u00e8s. Ses illustrations sont d&#8217;un genre un peu particulier puisqu&#8217;il s&#8217;agit de versions f\u00e9minis\u00e9es de 12 des plus c\u00e9l\u00e8bres super-h\u00e9ros de l&#8217;\u00e9poque. On raconte que <b>Robert Heinlein<\/b>, c\u00e9l\u00e8bre auteur de science-fiction (<i>Starship troopers<\/i>), souhaitait acheter une pin-up mais que <b>Steranko<\/b>, flatt\u00e9, a n\u00e9anmoins refus\u00e9, pr\u00e9f\u00e9rant garder ses meilleurs travaux.<br \/>\n<br \/>Supergraphics va lui permettre d&#8217;assouvir sa passion pour la pop culture. Ainsi, il va cr\u00e9er une revue qui traitera de tous les sujets inh\u00e9rents \u00e0 ce domaine : <i>Comixscene <\/i>qui deviendra <i>Mediascene <\/i>puis <i>Prevue <\/i>(disponible sur le net \u00e0 prevuemagazine.com). Il y cumule les r\u00f4les de r\u00e9dacteur en chef, designer, directeur de publication et interviewer.<br \/>\n<br \/>Pendant ce temps, il continue de fournir des illustrations pour des romans (notamment pour ceux du <i>Shadow <\/i>et de <i>G-8<\/i>) o\u00f9 ses peintures font merveille et des couvertures pour Marvel.<\/p>\n<p><b>Graphic Novel<\/b><\/p>\n<p>En 1976, il produit le premier graphic novel (roman graphique) de l&#8217;histoire : <i>Chandler, The red tide <\/i>(publi\u00e9 en France sous le titre <i>Chandler, la mar\u00e9e rouge <\/i>chez Les humano\u00efdes associ\u00e9s). Il se frotte pour la premi\u00e8re fois au genre hardboiled dans un hommage aux polars publi\u00e9s avant-guerre dans les pulps.<br \/>\n<br \/>En 1978, il adapte une des plus c\u00e9l\u00e8bres nouvelles de l&#8217;auteur de S-F am\u00e9ricain <b>Harlan Ellison <\/b>: <i>Repent Harlequin said the ticktockman<\/i>. De temps en temps, en effet, il revient \u00e0 la bande dessin\u00e9e et produit des histoires courtes.<br \/>\n<br \/>En 1981, il signe l&#8217;adaptation du film <i>Outland<\/i>, avec <b>Sean Connery<\/b>, pour <i>Heavy Metal <\/i>(repris en fran\u00e7ais dans les n\u00b0 67 \u00e0 70 de <i>Metal Hurlant<\/i>). Malgr\u00e9 la faiblesse du sc\u00e9nario original, <b>Steranko <\/b>excelle dans le rendu graphique, sans toutefois parvenir \u00e0 combler le manque de dynamisme du film. Encore une fois, il d\u00e9veloppe un nouveau style plus en phase avec son sujet : plus technologique, plus science-fiction.<br \/>\n<br \/>Toujours en rapport avec le cin\u00e9ma, il travaille sur des dessins pr\u00e9paratoires, permettant \u00e0 <b>Georges Lucas <\/b>et <b>Steven Spielberg <\/b>de visualiser leur derni\u00e8re cr\u00e9ation : <i>Indiana Jones<\/i>. Le r\u00e9sultat laisse pantois tant les illustrations peintes de <b>Steranko <\/b>projettent dans un univers dynamique et aventureux, nostalgique des pulps, et inventent ainsi le c\u00f4t\u00e9 visuel du film \u00e0 venir. Plus tard, il travaillera aussi sur le <i>Dracula <\/i>de <b>Coppola<\/b>.<br \/>\n<br \/>En 1984, pour le num\u00e9ro 400 de <i>Superman<\/i>, il \u00e9crit une courte nouvelle qu&#8217;il illustre lui-m\u00eame. <i>Exile at the edge of eternity <\/i>est une fable futuriste. En 1998 sort <i>Steranko-Graphic prince of darkness<\/i>, une autobiographie m\u00ealant texte et illustrations, dont certains passages semblent \u00eatre fantasm\u00e9s par l&#8217;auteur.<br \/>\n<br \/>Actuellement, il refait la couleur de <i>Red Tide <\/i>en vue d&#8217;une publication chez Dark Horse.<br \/>\n<br \/>Fr\u00e9quemment cit\u00e9 comme l&#8217;un des dessinateurs de comics les plus influents de l&#8217;histoire, <b>Steranko <\/b>n&#8217;a pourtant que tr\u00e8s peu produit de bandes dessin\u00e9es. Son approche narrative du m\u00e9dium reste pourtant in\u00e9gal\u00e9e, autant par sa force et sa pertinence, que par son ad\u00e9quation avec le sujet d\u00e9velopp\u00e9. Sa passion envers la pop culture sous toutes ses manifestations transpara\u00eet dans chacun de ses travaux, non pas comme une r\u00e9miniscence remplie de r\u00e9f\u00e9rences vaines mais plut\u00f4t comme une remise en situation de quelques-uns des arch\u00e9types du genre. Dire que <b>Steranko <\/b>a r\u00e9volutionn\u00e9 le comics serait un euph\u00e9misme. Il l&#8217;a marqu\u00e9 de son empreinte et ses h\u00e9ritiers ont continu\u00e9 le mouvement (<b>Frank Miller<\/b>, <b>Howard Chaykin <\/b>etc.). Sa vie elle-m\u00eame ressemble \u00e0 celle d&#8217;un h\u00e9ros pop. D&#8217;ailleurs, <b>Jack Kirby <\/b>s&#8217;est fortement inspir\u00e9 de sa carri\u00e8re de roi de l&#8217;\u00e9vasion pour cr\u00e9er son personnage <i>Mister Miracle<\/i>.<br \/>\n<br \/><b>Steranko <\/b>a donc m\u00eame fait carri\u00e8re en tant que h\u00e9ros de bande dessin\u00e9e.<br \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Monsieur miracle : Jim Steranko Dans le domaine de la pop culture, il est un homme dont le nom r\u00e9sonne encore dans le monde des cr\u00e9ateurs comme un mythe. 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