{"id":2500,"date":"2003-01-09T20:21:00","date_gmt":"2003-01-09T18:21:00","guid":{"rendered":"http:\/\/laurentqueyssi.fr\/site\/?p=2500"},"modified":"2003-01-09T20:21:00","modified_gmt":"2003-01-09T18:21:00","slug":"2500","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/laurentqueyssi.fr\/site\/2003\/01\/09\/2500\/","title":{"rendered":""},"content":{"rendered":"<p>N\u00e9 en 1957 et mort en 1990, Yves <b>Chaland <\/b>n&#8217;a travaill\u00e9 qu&#8217;une dizaine d&#8217;ann\u00e9es dans la bande dessin\u00e9e professionnelle. Ce g\u00e9nie aurait pu \u0153uvrer dans tous les styles, mais il a rapidement choisi sa voie : se faire naturaliser belge et emprunter une machine \u00e0 voyager dans le temps&#8230;<\/p>\n<p>Comme bon nombre d&#8217;auteurs de sa g\u00e9n\u00e9ration, <b>Chaland <\/b>fait ses d\u00e9buts dans la bande dessin\u00e9e professionnelle dans <i>M\u00e9tal Hurlant<\/i>. Il sort d&#8217;une \u00e9cole de Saint-\u00e9tienne et est mont\u00e9 peu avant \u00e0 Paris. Sa premi\u00e8re planche n&#8217;est qu&#8217;une demi-page puisqu&#8217;il travaille \u00e0 l&#8217;\u00e9poque en tandem avec Luc <b>Cornillon<\/b>. <i>Panique \u00e0 la terre <\/i>et <i>Major McDouglas <\/i>apparaissent ainsi dans le n\u00b0 28 d&#8217;avril 78 de la revue dirig\u00e9e par Jean-Pierre <b>Dionnet<\/b>. Tous les travaux effectu\u00e9s durant cette p\u00e9riode seront regroup\u00e9s dans les recueils <i>Les ann\u00e9es M\u00e9tal <\/i>et <i>Captivant<\/i>. Ce dernier album (disponible dans <i>l&#8217;int\u00e9grale Chaland <\/i>publi\u00e9e chez Les Humano\u00efdes Associ\u00e9s) est remarquable. On y retrouve toute la diversit\u00e9 des styles que <b>Chaland <\/b>aurait pu adopter. L&#8217;\u00e9ventail va d&#8217;un r\u00e9alisme fantastique \u00e0 la Bernie <b>Wrightson <\/b>jusqu&#8217;\u00e0 un trait ressemblant comme un clone \u00e0 celui de Maurice <b>Tillieux<\/b>, en passant par quelques fines allusions \u00e0 Vaughn <b>Bode<\/b>, ce qui tendrait \u00e0 prouver que le jeune dessinateur conna\u00eet ses classiques !  Le coup de g\u00e9nie de ce recueil est d&#8217;avoir r\u00e9uni des histoires tr\u00e8s disparates en les regroupant sous le pr\u00e9texte de publier un journal appel\u00e9 <i>Captivant <\/i>qui est une parodie des hebdomadaires de bande dessin\u00e9e des ann\u00e9es 50. On retrouve m\u00eame un faux courrier des lecteurs et une devise : \u00abCaptivant,  Ami, Partout, Toujours !\u00bb. Le pastiche est parfait et on pressent d\u00e9j\u00e0 le go\u00fbt pour le second degr\u00e9 de <b>Chaland<\/b>. En effet, sous une telle couverture, un journal des ann\u00e9es 50 n&#8217;aurait jamais publi\u00e9 des histoires d&#8217;horreur se rapprochant de celles des EC comics. Les auteurs m\u00e9langent les genres en tentant de r\u00e9inventer des classiques.<br \/>\n<br \/>Toute l&#8217;\u0153uvre de <b>Chaland <\/b>y est d\u00e9j\u00e0 en germe.<\/p>\n<p><b>Franquin uchroniste<\/b><\/p>\n<p>Le num\u00e9ro 50 de <b>M\u00e9tal Hurlant <\/b>de juin 80 marque le d\u00e9but de Bob Fish, personnage de d\u00e9tective priv\u00e9 habitant \u00e0 Bruxelles. D\u00e9j\u00e0, <b>Chaland <\/b>a choisi : il fera de la ligne claire ! Mieux, il r\u00e9inventera la ligne claire en s&#8217;en appropriant les techniques et en y rajoutant son esth\u00e9tique dandy qui, avec le recul, portera la marque des ann\u00e9es 80. L&#8217;intrigue porte sur deux personnages en parall\u00e8le : Bob Fish \u00e9videmment et le jeune Albert qui sera repris pour une s\u00e9rie de strips qui orneront la troisi\u00e8me de couverture de <i>M\u00e9tal Hurlant <\/i>durant de nombreux num\u00e9ros. <b>Chaland <\/b>se place dans une optique plut\u00f4t inhabituelle. Il cr\u00e9e cette bande dessin\u00e9e comme elle aurait pu l&#8217;\u00eatre dans les ann\u00e9es 50 en Belgique. Le graphisme participe de cet effet : l&#8217;architecture et le mobilier sont r\u00e9solument dat\u00e9s mais portent, \u00e0 la fa\u00e7on d&#8217;une image r\u00e9manente, presque imperceptiblement, la marque des ann\u00e9es 80. La fa\u00e7on dont sont trait\u00e9s les \u00e9trangers, et en particulier les noirs, part du m\u00eame principe : nous sommes dans une bande dessin\u00e9e fabriqu\u00e9e en 1950 par un auteur belge ! Cependant, l&#8217;ironie et la distance sont l\u00e0 comme pour rappeler que <b>Chaland <\/b>n&#8217;est pas dupe. Il est arriv\u00e9 trop tard et est oblig\u00e9 de jouer avec les codes du pass\u00e9 ; les assimiler pour pouvoir les r\u00e9inventer. Ainsi, l&#8217;intertexte avec <b>Herg\u00e9 <\/b>est perceptible gr\u00e2ce \u00e0 un dessin sign\u00e9 Georges <b>Remy <\/b>et publi\u00e9 dans Le petit vingti\u00e8me qui est pr\u00e9sent dans l&#8217;album. \u00e0 contrario, le h\u00e9ros \u00e9ponyme ne se comporte pas comme Tintin ou Gil Jourdan : il commet un crime pour de l&#8217;argent et a une vie sexuelle intense. Chaland travaille donc dans cet entre-deux qui s\u00e9pare ses r\u00eaves du pass\u00e9 et sa vision du 9\u00b0 art tel qu&#8217;il devrait \u00eatre. <\/p>\n<p><b>Freddy Lombard<\/b><\/p>\n<p><i>Le Testament de Godefroy de Bouillon<\/i>, publi\u00e9 en 1982, est la premi\u00e8re aventure de Freddy Lombard. Suivront <i>Le Cimeti\u00e8re des \u00e9l\u00e9phants<\/i>, <i>La Com\u00e8te de Carthage<\/i>, <i>Vacances \u00e0 Budapest <\/i>et <i>F-52.<\/i><br \/>\n<br \/>Le premier tome nous transporte \u00e0 Bouillon en Belgique et ressemble, dans la construction du r\u00e9cit, \u00e0 une version r\u00e9tro du Garage herm\u00e9tique de <b>M\u0153bius<\/b>. La narration y est \u00e9trange, sans r\u00e9el fil conducteur et un long passage onirique se situant au Moyen-\u00e2ge intervient au milieu de l&#8217;histoire. Les h\u00e9ros r\u00e9currents de l&#8217;auteur y sont introduits : Freddy Lombard, Sweep et Dina sont trois amis toujours \u00e0 court d&#8217;argent qui s&#8217;embarquent dans de folles aventures dans la Belgique de l&#8217;apr\u00e8s-guerre. Le nom du h\u00e9ros est directement inspir\u00e9 des \u00e9ditions du Lombard, une mani\u00e8re pour l&#8217;auteur de rendre hommage \u00e0 cette collection.<br \/>\n<br \/>Le deuxi\u00e8me album, <i>Le cimeti\u00e8re des \u00e9l\u00e9phants<\/i>, sort en 83 et contient deux histoires \u00e0 l&#8217;aspect r\u00e9tro. L&#8217;Afrique de la colonisation y est mise en sc\u00e8ne comme elle pouvait l&#8217;\u00eatre \u00e0 l&#8217;\u00e9poque mais l&#8217;ironie d\u00e9samorce un point de vue qui aurait pu appara\u00eetre, dans les ann\u00e9es 80, comme tendancieux. Certains personnages sont volontairement caricaturaux et la deuxi\u00e8me intrigue fait sourire par son propos :  elle narre la vie d&#8217;un Tarzan qui n&#8217;aurait pas \u00e9t\u00e9 recueilli par des singes mais par des \u00e9l\u00e9phants. Le trait de <b>Chaland <\/b>semble pleinement ma\u00eetris\u00e9 et son sens du d\u00e9tail abreuve le lecteur d&#8217;informations, dans les d\u00e9cors notamment. Les pubs pour Dubonnet accroch\u00e9es sur les murs s&#8217;opposent, par exemple, aux formes des voitures dont le c\u00f4t\u00e9 r\u00e9tro est contrebalanc\u00e9 par une esth\u00e9tique typiquement ann\u00e9es 80. Ici, encore, le tiraillement entre deux \u00e9poques est mis \u00e0 jour, consciemment ou non, par l&#8217;auteur.<br \/>\n<br \/><i>La com\u00e8te de Carthage <\/i>sort en 86 et b\u00e9n\u00e9ficie de l&#8217;apport de Yann <b>Lepennetier <\/b>en tant que co-sc\u00e9nariste. Il s&#8217;agit d&#8217;un drame assez \u00e9loign\u00e9 de l&#8217;atmosph\u00e8re d\u00e9tendue des pr\u00e9c\u00e9dents opus de la s\u00e9rie. La pluie mouille les pages de l&#8217;album et le c\u0153ur des personnages tout en montrant l&#8217;\u00e9tendue du talent de <b>Chaland <\/b>pour la cr\u00e9ation d&#8217;atmosph\u00e8res. L&#8217;intrigue tortur\u00e9e est \u00e0 l&#8217;oppos\u00e9 de celle du cimeti\u00e8re des \u00e9l\u00e9phants.<br \/>\n<br \/>En 88, para\u00eet <i>Vacances \u00e0 Budapest<\/i>, le quatri\u00e8me Freddy Lombard. L&#8217;id\u00e9e de l&#8217;auteur, toujours second\u00e9 par le m\u00eame co-sc\u00e9nariste, est de traiter la r\u00e9volte de 1956 \u00e0 Budapest c&#8217;est-\u00e0-dire faire : \u00ab l&#8217;album qui aurait d\u00fb exister \u00e0 l&#8217;\u00e9poque \u00bb.  L&#8217;histoire tourne autour d&#8217;un jeune hongrois fait prisonnier dans l&#8217;insurrection que les trois h\u00e9ros vont tenter de lib\u00e9rer. Bien entendu, malgr\u00e9 les dires de <b>Chaland<\/b>, cet album n&#8217;aurait pas pu exister \u00e0 l&#8217;\u00e9poque. La relation entre Sweep et une jeune femme ne serait pas pass\u00e9e dans un vieil album du Lombard. La s\u00e9rie prend encore un nouveau tournant avec cet opus : apr\u00e8s l&#8217;aventure pure et le drame, on passe \u00e0 l&#8217;histoire sans que <b>Chaland <\/b>ne se trahisse. On retrouve sa patte dans ses dessins, mais aussi dans une certaine mani\u00e8re de d\u00e9velopper ses intrigues. Il ma\u00eetrise parfaitement le support bande dessin\u00e9e et en utilise toutes les possibilit\u00e9s. Sa gamme s&#8217;\u00e9tend et va enfin aboutir \u00e0 un v\u00e9ritable chef-d&#8217;\u0153uvre qui, malheureusement, sera son dernier apport au genre. \u00e0 la mani\u00e8re des <i>Bijoux de la Castafiore<\/i>, <b>Chaland <\/b>instaure un huis clos dans un avion supersonique atomique, sorte de r\u00eave d&#8217;un futur improbable regard\u00e9 au t\u00e9lescope depuis les ann\u00e9es 50 : le F52. Une jeune fille est enlev\u00e9e par un couple mal\u00e9fique et les trois h\u00e9ros vont tenter de d\u00e9nouer cette affaire. Plus que le r\u00e9cit lui-m\u00eame, c&#8217;est l&#8217;utilisation du d\u00e9coupage, du graphisme et de la couleur qui fait de cette \u0153uvre un must. Certains effets, relativement classiques, comme le travelling arri\u00e8re depuis un hublot de l&#8217;avion (planche 25), prennent une dimension et un impact rarement vus en bande dessin\u00e9e.  La mise en sc\u00e8ne est magnifique et l&#8217;\u00e9cho \u00e9motionnel provoqu\u00e9 par l&#8217;empathie que le lecteur ressent pour la petite fille, dont le mod\u00e8le avou\u00e9 est la propre enfant de <b>Chaland <\/b>morte avec lui dans l&#8217;accident de voiture, est poignant. L&#8217;histoire de lutte des classes symbolis\u00e9e par la s\u00e9paration dans l&#8217;avion est vite d\u00e9tr\u00f4n\u00e9e par l&#8217;\u00e9motion qui se d\u00e9gage des certains personnages, telle l&#8217;enfant trisomique trait\u00e9e avec pudeur et respect par les deux auteurs. <i>F52 <\/i>reste l&#8217;aboutissement d&#8217;une \u0153uvre qui aurait d\u00fb \u00eatre encore longue.<\/p>\n<p><b>Spirou<\/b><\/p>\n<p>Un inconditionnel de <b>Franquin <\/b>tel que l&#8217;\u00e9tait <b>Chaland <\/b>n&#8217;a pas manqu\u00e9 de s&#8217;attaquer \u00e0 <i>Spirou<\/i>. Ainsi, une s\u00e9rie de strips est parue dans le journal \u00e9ponyme et l&#8217;histoire termin\u00e9e est parue en album en 90 chez Champaka sous le titre <i>C\u0153urs d&#8217;acier<\/i>. <b>Chaland <\/b>joue sur le charme r\u00e9tro et sur le format pour lancer des intrigues ou des pistes qu&#8217;il prend un malin plaisir \u00e0 d\u00e9samorcer d\u00e8s la premi\u00e8re case du strip suivant. Son personnage suit une tradition mais est ancr\u00e9 dans cet hommage permanent que l&#8217;auteur accomplit en jouant avec les codes et les r\u00e9f\u00e9rences. Le graphisme du personnage est \u00e9volutif et acquiert une personnalit\u00e9 propre pour devenir un protagoniste de <b>Chaland <\/b>et non pas le groom que l&#8217;on conna\u00eet. Ce <i>Spirou <\/i>lisible \u00e0 plusieurs degr\u00e9s aurait d\u00fb prendre une vraie ampleur avec la sortie d&#8217;un album que Dupuis avait command\u00e9 mais qui n&#8217;a jamais vu le jour \u00e0 la suite de remous \u00e9ditoriaux. Les chanceux qui ont visit\u00e9 l&#8217;exposition \u00e0 Angoul\u00eame ont eu le privil\u00e8ge d&#8217;admirer trois des planches de cet opus mort-n\u00e9. La force qui s&#8217;en d\u00e9gage et la passion de <b>Chaland <\/b>pour le personnage sont perceptibles dans chaque coup de crayon. Rarement, une telle intensit\u00e9 s&#8217;est d\u00e9gag\u00e9e des pages de <i>Spirou <\/i>(dont certaines ne sont m\u00eame pas encr\u00e9es), et que le fan de <b>Franquin <\/b>me pardonne, cet album promettait d&#8217;\u00eatre un coup de g\u00e9nie au milieu de la production de l&#8217;\u00e9poque.<\/p>\n<p>Une telle \u0153uvre s&#8217;\u00e9tendant sur 10 ans reste un apport majeur \u00e0 la bande dessin\u00e9e. La tentative de r\u00e9invention d&#8217;un genre ou d&#8217;une atmosph\u00e8re prend toute son ampleur aujourd&#8217;hui \u00e0 travers des albums r\u00e9f\u00e9rentiels, tendance post-moderne dont <b>Chaland <\/b>fut un pr\u00e9curseur. Son inad\u00e9quation feinte avec son \u00e9poque restera comme un tentative de briser des r\u00e8gles, de croquer la pomme en \u00e9tant un ver dans le fruit. Bibliographie complexe et multiforme, s&#8217;attaquant \u00e0 tout et ne semblant renoncer \u00e0 rien, le flambeau de l&#8217;auteur reste encore \u00e0 reprendre. Certains s&#8217;y essayent en utilisant des strat\u00e9gies diff\u00e9rentes (je pense \u00e0 Trondheim, par exemple) et adapt\u00e9es aux ann\u00e9es 2000.<br \/>\n<br \/>Mais prenons-nous \u00e0 r\u00eaver qu&#8217;un jeune homme tel que lui retrouve sa machine \u00e0 voyager dans le temps et revienne \u00e0 Paris, dans les ann\u00e9es 80, pour nous livre les futurs chefs-d&#8217;\u0153uvre de <b>Chaland<\/b>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>N\u00e9 en 1957 et mort en 1990, Yves Chaland n&#8217;a travaill\u00e9 qu&#8217;une dizaine d&#8217;ann\u00e9es dans la bande dessin\u00e9e professionnelle. 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