{"id":2542,"date":"2002-11-04T16:27:00","date_gmt":"2002-11-04T14:27:00","guid":{"rendered":"http:\/\/laurentqueyssi.fr\/site\/?p=2542"},"modified":"2002-11-04T16:27:00","modified_gmt":"2002-11-04T14:27:00","slug":"2542","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/laurentqueyssi.fr\/site\/2002\/11\/04\/2542\/","title":{"rendered":""},"content":{"rendered":"<p><b>Vendredi<\/b>:<\/p>\n<p>Lever 7 heures! R\u00e9sultat: t\u00eate dans le cul tout le voyage. On passe trois heures \u00e0 tracer, dans une brume qu&#8217;Ugo qualifie de Stephen Kingienne, entre Bordeaux et Nantes.<br \/>\n<br \/>L\u00e0-bas, on retrouve des gens que l&#8217;on ne conna\u00eet pas et qui doivent nous remettre les clefs d&#8217;un appart&#8217; appartenant \u00e0 des gens que l&#8217;on ne conna\u00eet pas non plus. Ce sont des parents de la femme d&#8217;Ugo, mais Anne elle-m\u00eame ne les a jamais vu. Situation bizarre.<br \/>\n<br \/>Cela \u00e9tant, on n&#8217;en a rien \u00e0 foutre. Nous sommes dans un appartement grand et agr\u00e9able, ce qui nous \u00e9vite de nous ruiner pour un h\u00f4tel.<\/p>\n<p>Le festival a lieu dans la Cit\u00e9 des Congr\u00e9s de Nantes, lieu hautement fonctionnel, mais d&#8217;une froideur et d&#8217;une immensit\u00e9 \u00e0 faire peur. C&#8217;est le genre d&#8217;endroit fait pour recevoir des hordes de VRP en goguette, mais certainement pas des \u00e9crivains tous plus d\u00e9jant\u00e9s les uns que les autres.<br \/>\n<br \/>Nos accr\u00e9ditations nous attendent comme convenu et nous nous dirigeons directement vers l&#8217;\u00e9tage et les stands de livre (on ne se refait pas). Br\u00e8ve visite puis nous allons au bar, o\u00f9 nous allons forc\u00e8ment rencontrer quelqu&#8217;un que l&#8217;on conna\u00eet.<br \/>\n<br \/>Evidemment, nous tombons sur <b>Gilles Goullet <\/b>et <b>Bruno Para<\/b>. Les retrouvailles sont, comme tous les ans, savoureuses et r\u00e9jouissantes. On s&#8217;installe dans un canap\u00e9 et je commence \u00e0 filmer Gilles et sa, d\u00e9sormais c\u00e9l\u00e8bre, queue de cheval. Je me dis que cela va faire plaisir \u00e0 celui pour qui je filme&#8230;<\/p>\n<p>Mes trois camarades ont le droit de manger en haut alors que mon badge ne me permet que de me taper un sandwich tout seul. Je m&#8217;ex\u00e9cute donc et fait le tour des expos, ma cam\u00e9ra \u00e0 la main. Je m&#8217;assoit sur un fauteuil et manque de m&#8217;endormir, l\u00e0, dans le grand hall, devant des conf\u00e9renciers qui lancent un livre d&#8217;illus et de textes&#8230;<br \/>\n<br \/>Je retourne \u00e0 l&#8217;appart&#8217;. Pas la peine d&#8217;insister, je vais dormir un peu et \u00e7a ira mieux.<\/p>\n<p>Je r\u00e9apparait \u00e0 18 heures et fait la connaissance de <b>Catherine Dufour<\/b>, <b>Philippe Monot<\/b>, <b>Pierre-Paul Durastanti <\/b>(que l&#8217;on m&#8217;a d\u00e9j\u00e0 bri\u00e8vement pr\u00e9sent\u00e9 et qu&#8217;\u00e0 partir de maintenant, je n&#8217;appellerais plus que le barbu) et <b>S\u00e9bastien Guillot<\/b>.<br \/>\n<br \/>J&#8217;aper\u00e7ois <b>Thomas Bauduret<\/b>, \u00e0 qui il faut absolument que j&#8217;aille parler, mais <b>Francis Val\u00e9ry <\/b>m&#8217;intercepte. Nous papotons de lui, de moi et de nos projets respectifs. Le gars \u00e0 l&#8217;air d&#8217;un ours (et il me terrorrisait lorsque j&#8217;\u00e9tais ado et que j&#8217;achetais des comics dans sa boutique), mais il est extr\u00eamement abordable et gentil. Il me parle de son roman qui doit sortir chez Lunes d&#8217;encre (Deno\u00ebl) et je lui confie qu&#8217;il me tarde de le lire.<br \/>\n<br \/>Lorsque je me retourne, Thomas a disparu. Tant pis, je le verrais demain.<\/p>\n<p>Nous sommes 6 \u00e0 aller manger dans cr\u00eaperie: Catherine, Philippe, Pierre-Paul, S\u00e9bastien (Heckle et Jeckle), Ugo et moi. Je suit S\u00e9bastien dans les rues de Nantes. Soit il conduit comme une tanche, soit il n&#8217;a pas support\u00e9 les deux whiskys qu&#8217;il vient de se taper car il grille des feux rouges et emprunte des sens interdits d&#8217;un fa\u00e7on naturelle et calme, s\u00fbr de son bon droit.<br \/>\n<br \/>On arrive tout de m\u00eame dans une cr\u00eaperie o\u00f9 nous allons parler bouquin en vidant des bouteilles de cidres pendant des heures. J&#8217;apprends que S\u00e9bastien (il est directeur de la collec&#8217; Folio SF) a vendu 55 000 exemplaires du recueil <i>Minority Report <\/i>. Pierre-Paul me propose de me filer son int\u00e9grale des nouvelles de <b>Dick<\/b>, parue en Pr\u00e9sences (tu parles que je veux).<br \/>\n<br \/>On parle de livres et d&#8217;\u00e9ditions et j&#8217;apprends pas mal de choses en \u00e9coutant Heckle et Jeckle raconter certaines de leurs exp\u00e9riences. C&#8217;est passionant.<\/p>\n<p>On finira la soir\u00e9e t\u00f4t, dans un bar pourri proche du palais des congr\u00e9s avec des gens qui nous gavent un peu, Ugo et moi.<br \/>\n<br \/>Je me couche sur un canap\u00e9 que l&#8217;on ne peut d\u00e9plier. Je dormirais n&#8217;importe o\u00f9 de toutes fa\u00e7ons.<br \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vendredi: Lever 7 heures! R\u00e9sultat: t\u00eate dans le cul tout le voyage. On passe trois heures \u00e0 tracer, dans une brume qu&#8217;Ugo qualifie de Stephen Kingienne, entre Bordeaux et Nantes. 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