• by  • 15 July 2002 • Non classé

    Paris est double. Elle provoque chez le provincial que je suis deux sentiments contraires: de l’attirance et de la répulsion.

    Attirance pour la beauté, la bohème que tu peux faire semblant de vivre pendant quelques heures à une terrasse de café et répulsion pour la dureté de certaines situations et l’aigreur d’une grande partie des gens que tu croises.

    Tout ça pour dire que j’ai passé le week-end à Paris et que, ma foi, c’était plutôt bien.

    Trés bien, même.

    Samedi, j’ai retrouvé mes potes Toto (qui m’hébergeait) et Mica. Retrouvailles puis discussions autour de la musique et de nos différentes conceptions de la choses. Mica semble croire beaucoup en l’apprentissage culturel de certaines formes de compositions, moi beaucoup moins.

    Puis nous filons chez Cécile (j’ai mis son site dans mes liens permanents, allez y faire un tour), une vieille copine qui jouait avec nous dans notre groupe pop-goth resté culte: I’m Insane. Petites partie de Dead or Alive III, ambiance baston sympa, quoi.

    Toto et moi nous éclipsons pour aller boire un verre sur une terrasse. Nous passons devant une boutique de disques punks, Sonic Machine, et nous rentrons. Je ressort chargé de CDs. Deux euros l’unité, j’allais pas me priver. J’ai donc acheté des vieilleries que je n’avais pas en CD: Thousand Year Stare, Ned’s Atomic Dutsbin, The Auteurs etc.

    Entre temps, Toto s’est pris trois raclées au Baby-foot et c’est donc sa tournée que nous buvons dans un petit bar en face de la sortie du métro. Nous regardons les gens (en fait, surtout les filles) et nous papotons.

    Un type arrive avec un énorme bouquet de fleurs et une enveloppe à la main. On y lit l’adresse d’une dénommée Juliette et le gars nous demande où se trouve l’avenue où habite sa Juliette. On ne sait pas, mais on est content pour ce type qui ressemble à un cliché du mec amoureux qui se rend chez sa belle…

    Le soir, on bouffe avec Mica et Cécile dans un restau sympa puis nous errons à la recherche d’un bar que nous ne trouverons jamais. Nous croisons un cadavre que des ambulanciers sont en train de ramasser. Froid dans le dos.

    Retour à la case départ, c’est à dire à la Divette de Montmartre, véritable musée du Picture Disc, où le patron, Serge, nous montre la vidéo de son passage sur FR3 alors qu’il chante la Pitchouli déguisé en rugbyman. Ensuite, c’est gentiment qu’il nous vire en nous disant que le bal des pompiers est pas loin.

    Whaou, génial. Moi qui avait dit à Toto, en déconnant, que nous irions.

    Ben, c’est parti! Pour rentrer il faut lâcher deux euros et passer sous un portique. Ensuite, on entre dans une immense cour, celle de la caserne, ou une chiée de personnes dansent et s’amusent. Bonne ambiance. Un groupe de bal (vu le niveau des mecs, l’expression veut dire ce qu’elle veut dire) nous assène des reprises trop longues des tubes à la mode, depuis un balcon.

    Et moi, je boit des canettes de Kro et je parle avec des filles dont Cécile, qui prêche pour sa paroisse, me dit qu’elle sont gouines. Et alors, je peux parler à des filles sans arrière-pensées, non. Et comment que je peux… Non, mais!

    La soirée s’achève en douceur et je me réveille le lendemain avec un bon mal de tête. Normal.

    Nous larvons tout l’après-midi et je me rends chez Cécile qui doit me donner un cours de chant. Je passe une heure à faire des sons étranges avec ma bouche et à essayer de respirer correctement. Dur, dur. Mais; ça fait du bien d’apprendre un peu de technique. J’en ai bien besoin.

    Ensuite, j’ai entendu des anges chanter un de mes morceaux. Je l’ai sans doute rêvé, mais bon, j’ai promis à Hélène et Cécile de leur composer un morceaux rien que pour elles. Les entendre chanter toutes les deux est époustouflant. Vraiment.

    Voila, retour à Bordeaux. Trop court, mais néamoins, bien.

    Trés bien, même.

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