• by  • 24 November 2004 • Non classé

    Y’avait bien eu Le Cousin, excellent film passé inaperçu malgré la bonne performance de Chabat qui prouvait qu’il était un vrai acteur, et plus récemment Le Convoyeur, mais à part ça, ben fallait bien l’admettre, quoi, le polar français était mort.

    Je n’aime pas plus que ça Michael Mann dont Olivier Marchal se réclame, mais son 36, Quai des Orfèvres est un petit bijour de polar à la fois noir et humain, viscéral, méchant sans chercher le réalisme à tout prix (après tout, nous sommes dans un film, pas dans un docu). Et l’essentiel est donc là, dans l’humanité du film qui évoque la trajectoire de plusieurs types (flics et voyous) qui se ressemblent plus qu’ils ne s’en rendent sans doute compte et qui flirtent avec le pire et le meilleur (mais surtout le pire) des sentiments humains. Ca remue à l’intérieur et c’est annonciateur d’une bonne nouvelle: Le polar français n’est pas mort.

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