• by  • 6 July 2010 • Non classé

    Je savais qu’un jour ça devait arriver.
    A force de faire des vide-greniers et de tomber sur des intégrales Michel Sardou, Serge Lama ou Dire Straits, je finirais par tomber sur des disques intéressants, quelqu’un qui solderait les vinyles de sa jeunesse de punk ou de batcave: un commercial cravaté honteux de ses cheveux crêpés sans doute qui se délesterait de ses vieux disques de Cure ou de Joy Division.
    Dimanche, ce jour est arrivé.
    J’avais bien remarqué un tas de vinyles intéressants (le single Hot Hot Hot sur le dessus de la pile), mais le temps que je rattrape Iris qui partait à la poursuite d’un Winnie l’Ourson, un type avait entrepris de fouiller la pile.
    Et je vis donc défiler une grande partie de la discographie de Cure, dont pas mal de disques que je n’avais pas (et même Disintégration, que je venais d’acheter, deux fois plus cher, à un vrai vendeur de disque qui écume ce genre de rassemblements). La goutte de sueur qui se mit à couler sur mon front tomba sur Iris qui me tirait le pantalon pour que je la prenne dans mes bras. Je m’exécutais en lui expliquant qu’on attendait que le monsieur ait fini pour prendre sa place (alors que je pensais :”j’espère que cet enculé va tout reposer sans rien prendre”).
    Le chineur se retourna, me lança un regard étrange, entre l’agacement et l’impatience, puis posa le tas de 33 tours.
    Cinq minutes plus tard, je demandais au père de la goth repentie:
    “J’en prends cinq, vous me faites une ristourne?”

    Une bonne journée pour ma chaine stéréo.

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