• Morwenna

    by  • 27 May 2014 • Non classé • 0 Comments

    Morwenna, de Jo Walton, est un de ces récents prix Hugo (2012) qui ne sont pas vraiment de la SF. Tout au plus de la fantasy light, une pincée de magie comme un glaçage sur un gâteau. En revanche, le roman ne parle presque que de ça: de SF, de fantasy, de Delany, de Le Guin, de Tolkien et de Heinlein. La narratrice adolescente tourmentée passe son temps à lire et ne fait pas grand-chose d’autre. Une vague amourette, des visites dans la famille, guère plus. Ce qui rythme vraiment ses journées sont les livres qu’elle lit et qui forment l’essentiel de sa vie. C’est à la fois réjouissant (ça donne envie de lire ou de relire certains ouvrages tant elle est enthousiaste) et triste. L’amour des livres ouvre-t-il sur le monde ou renferme-t-il, au contraire ? La réponse un tantinet idyllique que donne Walton à la question ressemble bien, elle, pour le coup, à de la science-fiction. Morwenna reste une lecture passionnante pour les passionnés de genre (et des auteurs sus-cités), et l’on comprend comment il a pu séduire les ultras qui votent pour le prix Hugo, mais fonctionnerait-il autant sur quelqu’un qui ne connait pas les références ? Je vais trouver quelques cobayes…

    Hier soir, c’était l’avant-première du film de mon pote Jérôme Meynardie, C’est pour mieux te manger, dans lequel je fais une apparition fugace. Ne le manquez pas lorsqu’il passera près de chez vous. Chacun de ses films est meilleur que le précédent et celui-ci, s’il creuse le même sillon d’obsessions, me semble le plus abouti de sa carrière. Une carrière qui ne fait que commencer, je pense.

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