• Guerres stellaires

    by  • 11 December 2015 • Non classé • 0 Comments

    Au cas où vous l’ignoreriez, il y a un petit film qui sort mercredi prochain. Et j’ai déjà ma place. J’en ai même deux. Oui, j’avoue, je profite de l’enthousiasme de ma fille. Je me laisse traîner dans son sillage pour essayer de retrouver celui que j’ai moi-même ressenti en 83, en tombant sur des bandes annonce du Retour du Jedi et dans l’attente d’aller voir le film. C’était la mère de Nicolas M. qui s’était sacrifiée pour nous y emmener et je n’avais qu’une seule crainte: que le film, comme dans la bande annonce, soit en version sous-titrée.

    Mercredi, ce sera encore de la VF. Parce Luke Skywalker, il a la voix de Dominique Collignon-Maurin et Leia d’Evelyn Séléna. Mais je serai forcément déçu. Même si Lucas a annoncé que le film devrait plaire aux passionnés (coucou, fan service), je pressens déjà que ce quasi-remake contiendra tous les éléments que les “fans” attendent: une orpheline qui va accomplir son destin et qui s’avérera avoir un lien de parenté avec des personnages que l’on connaît déjà, de grands méchants très méchants et des combats dans l’espace et au sabre laser. Il n’y aura pas de surprise (sans quoi les fans seraient déçus) et il y aura même une mort mythique, celle d’un personnage important de la trilogie originale. Bref Jar Jar Abrams va faire ce qu’il sait très bien faire.
    Sans supplément d’âme.
    Je profite de ce moment d’excitation avant mercredi. Car après le film, je vais devoir cacher ma déception à ma fille, si ses yeux à elle brillent.

    Et je profite aussi de tous ces articles rigolos.
    La plupart des habitants de la galaxie Star Wars sont sans doute illettrés.
    Et cette théorie dingue sur Jar Jar Binks, à laquelle je crois dur comme fer.

    J’ai essayé d’écouter le dernier “disque” de Kurt Cobain, l’espèce de collage de démos et de bruits de pet enregistrés dans un cadre privé. Plus encore que devant l’ignoble documentaire où l’on voyait un type un peu fragile idéaliser le mode de vie junkie, j’ai eu l’impression qu’on voulait mythifier quelqu’un qui ne mérite vraiment pas de l’être. Oui, il a écrit quelques bonnes chansons, mais pas des chefs d’œuvres non plus et si le mal être suburbien en converse et chemise à carreaux qu’il traînait a fini par représenter une génération, tout ce cirque aurait pu aussi tomber sur quelqu’un d’autre.
    Une seule chose est sûre, ça n’aurait pas pu marcher avec Billy Corgan.

    Puisqu’on est dans l’idolâtrie, j’ai aussi vu le décevant film sur David Foster Wallace: The End of the tour. En dehors de quelques dialogues brillants et pyrotechniques, on reste frappé par le contraste entre le type génial, dépressif, seul et obsédé par la pire télé qui vit dans un maison banale et le contenu de ses livres. Entre l’image que l’on se fait et celle qu’on nous propose (même si celle du Wallace dansant à la fin du film n’a rien de réaliste).

    Et sinon, j’attends impatiemment la sortie de ça.

    J’ai aussi fait une sorte de best-of de quelques-uns de mes morceaux préférés sortis en 2015.

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