• Californie : jour 3

    by  • 18 June 2016 • Californie • 0 Comments

    Je ne sais pas si c’est l’alcool, la fatigue, le décalage, mais je ne dors presque pas de la nuit.
    Il y a aussi sans doute la descente de stress, le fait d’être bien arrivés et d’avoir entamé l’exploration de la ville. Mais surtout de me prendre dans la gueule que je me retrouve à 9000 kilomètres de mes filles. Je me dis que quinze jours, c’est trop long et que ça va être très dur. Je sais qu’elles sont bien avec les grands-parents, mais tout de même…
    Au final, cette angoisse se dissipera vite et tout se passera pour le mieux.
    En attendant, je suis rincé. Mais nous ne sommes à San Francisco que pour trois jours, alors explorons.

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    Petit-déjeuner chez Mel, un diner typique à la American Graffiti. Je ne sais pas si c’est une chaîne, mais nous dinerons, une semaine plus tard, dans un boui-boui à touriste du même nom, avec ma cousine, à Los Angeles.

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    C’est copieux, très copieux, comme partout où nous mangerons durant notre séjour. Et épuisé, je n’ai pas faim.

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    Nous avons décidé de commencer par Twin Peaks, ce matin. La colline située au sud et qui donne un point de vue immanquable sur la ville. Un Uber nous dépose à une adresse que j’ai choisi un peu au pif, pas loin du sommet. Bon, en fait, il reste un bon petit kilomètre et ça grimpe dur. Je suis déjà épuisé.

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    Par réflexe, je lève le pouce devant une voiture qui monte. Le type s’arrête, hilare, et nous prend pour les quelques centaines de mètres jusqu’au sommet. Apparemment, il n’avait jamais vu d’auto-stoppeurs de sa vie.

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    En haut, en effet, c’est plutôt beau.

    Le chauffeur d’Uber qui vient nous chercher au sommet (j’ai refusé de redescendre à pied) s’appelle Kevin. Il a un bandeau de pirate sur l’oeil, 65 ans et la tête d’un mec qui a bien vécu. C’est un peu le bordel dans sa Prius (oui, tous les chauffeurs Uber de San Francisco ont une Prius), et il a la voix rocailleuse du gars qui a aimé l’alcool, les clopes et sans doute la came. Il nous emmène aux Painted Ladies, ces maisons de carte postale dont je me rends compte, en lisant le guide, qu’elles sont devenues célèbres à cause de la série La Fête à la maison. Sacré John Stamos.

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    Aucun intérêt, donc.

    Nous ne sommes pas loin de Haight-Ashbury, le célèbre quartier hippie qui a connu son heure de gloire dans les 60’s, 70’s. Kevin nous a raconté qu’il a vu Jimi Hendrix et le Jefferson Airplane, à la grande époque, dans un parc que nous avons longé, mais que désormais, le quartier n’est plus que l’ombre de lui-même, avec des gosses de riches qui se déguisent en travelers pour se donner du frisson. En effet, c’est assez glauque. On ne sait pas s’il y a jamais eu une âme à ce carrefour et dans ces rues bordées de boutiques qui capitalisent sur le passé du quartier, mais si c’est le cas, ça fait longtemps qu’elle a disparu.

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    Au bout de Haight Street, on tombe sur Amoeba et Rasputin Music, deux disquaires dont on croisera d’autres boutiques à Berkeley et LA. En fait, il s’agit de grands hangars remplis de disques. Le paradis, quoi. Très vite, je me rends compte que je n’achéterai sans doute pas de vinyles de tout le séjour. Ils sont au même prix qu’en France, même les occases. Trop cher.
    Je me rappelle de l’époque, dans les 90’s où j’achetais des vinyles parce qu’ils étaient moins chers, neufs, que des CD. Cette inflation du prix actuelle est bien la preuve que les passionnés de musique populaire sont les vaches à lait d’une industrie qui n’a jamais fait dans la dentelle. Sans moi.
    J’achéterai un tas de CD durant mon séjour, généralement des vieilleries (Paul Westerberg, Dinosaur Jr, Weakerthans) jamais plus de 5 dollars l’unité. Le juste prix. Et je peux les écouter dans la voiture.
    Pour commencer je prends le nouvel album de Weezer, qui vient juste de sortir. Je pense qu’il sera pas mal lorsque nous aurons loué notre bagnole pour “cruiser” sur les highways.

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    Amoeba de San Francisco. Celui de LA est à peu près trois fois plus grand.

    Puis nous louons des vélos pour traverser le Golden Gate Park. Allons, c’est pas comme si j’étais fatigué et que les routes montaient et descendaient sans cesse. On croise des bisons, pas de coyotes, des moulins à vent et arrivons jusqu’à l’océan. Le Pacifique.

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    On rend les vélos et on va s’acheter à manger dans un Whole Foods au bout de Haight, un de ses supermarchés bio que l’on trouve partout en Californie. Beau magasins, bonne bouffe, assez cher. Le contraste avec les supermarché où tout est à un dollar est saisissant.
    Un coup d’Uber et on se retrouve à Green Apple Books, la librairie que tous les locaux que je connais (ils sont deux) m’ont recommandé. Deux adresses dans la même rue, sur plusieurs étages, avec des rayons sur tous les sujets et où les nouveautés cotoient les occases (comme dans quasi toutes les librairie que je visiterai aux US). J’y passe un temps fou et, au moment de payer, me rend compte qu’il reste encore un petit recoin que je n’ai pas exploré. En fait de recoin, il s’agit de la zone SF/Fantasy où se trouvent tous les paperbacks. Merde. Je me disais bien aussi que j’avais pas vu de SF. Me voilà reparti pour un tour. J’achète de vieux recueils d’Ellison, dont un dédicacé (un livre d’Ellison que j’achète sur deux est déjà dédicacé, le mec a passé sa vie à signer des livres).

    Petite pause à l’hôtel avant de repartir à la marina, tout au nord de la ville. On zone devant les bateaux puis nous longeons la baie presque jusqu’au Goldent Gate, notre objectif du lendemain. Longue balade puis retour en Uber avec un chauffeur qui habite à San Jose, un cardiologue dont la mère est italienne et qui a vécu à Roma. Le gars a une super caisse et fait ça pour lever des fonds pour une oeuvre de charité pour l’hôpital.

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    Diner chez Italian Homemade un petit resto de pâtes. Sans doute le seul plat que je terminerai de tout le séjour. Dodo.

    Demain, c’est le grand départ de San Francisco. L’aventure. La route.

    Stay tuned.

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