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    by  • 7 March 2017 • Non classé • 0 Comments

    Ce blog est un peu en déshérence. Je continue pourtant à alimenter les lecteurs fidèles via la newsletter à laquelle on peut s’abonner ici.

    Oui, je sais que j’étais le premier à me plaindre de la disparition des blogs et du manque de ce genre de lectures, façon journal de bord. Mais j’apprécie beaucoup les échanges avec les lecteurs que permet le modèle de la newsletter. On me pose des questions, j’y réponds. Je balance des infos, des catalogues de liens qui m’ont plu dans la semaine, etc. Le support à changé, mais le fond reste le même. Une sorte d’interactivité un peu plus intime en bonus.

    La dernière livraison de Seul à Zanzibar, par exemple, la trente-quatrième ressemble un peu à ça:

    Une semaine de retraite loin de tout. Dans les montagnes, ou presque. A lire l’hilarant récit des années New Order de Peter Hook et à binge watcher (le truc qui m’arrive rarement) Making a murderer (la faute à Rémy Cattelain).
    D’un côté, un des meilleurs bouquins sur la pop que j’ai jamais lu, un récit sans fard sur l’ascension d’un petit groupe post-punk de Manchester avec son lot de drogues, de coucheries, d’alcool, de drames, de blagues, de haines et de bons moments. Hooky ne ménage personne et passe lui-même pour un sacré connard. On peut le croire honnête, mais c’est un bon raconteur d’histoire.
    De l’autre, une série documentaire sur le système judiciaire pourri d’un état américain. Bluffant, sans doute avec un fort parti-pris (ou point de vue, comme vous voulez), les dix épisodes restent fascinants par ce qu’ils montrent de la nature humaine.

    Une petite pause donc, après avoir fini le premier jet d’une énorme trad, le scénario de la biographie de Dick et tout un tas de traduction de comics. Les mois qui viennent s’annoncent donc différents, tant au niveau des oeuvres traduites que des nouveaux projets qui se profilent. Où cela me ménera-t-il ? Je préfère ne pas le savoir. Le charme du métier.

    J’ai donc terminé le scénario de l’album et il me reste la postface à rédiger. Je me sens un peu obligé d’y expliquer mon parti-pris. Je suis presque persuadé que mon angle ne plaira pas à tout le monde et décevra même certainement ceux qui attendent un récit sur un gourou mystique drogué (ceux qui ne connaissent pas trop Dick, donc), mais j’ai choisi délibéremment la façon dont je voulais raconter cette histoire et je suis satisfait d’avoir pris cette décision. C’était celle avec laquelle j’étais le plus à l’aise et celle qui m’a permis de tenir le récit, sans trop zigzaguer. Je préciserai néanmoins tout ça, et la façon dont j’ai travaillé, dans une postface qui me permettra de conclure pour de bon cette aventure de plusieurs années. Même si je n’en ai certainement pas fini avec Dick.

    La semaine précédente, profitant de l’absence des enfants, je suis allé au cinéma (j’y vais deux fois par an). Au programme: Split, le nouveau Shyamalan.
    Pas du tout déçu, même si ça reprend en partie l’idée d’un de mes projets bd. Non seulement, c’est bien foutu, mais la scène finale (dont je ne dirais rien ici) m’a vraiment mis un large sourire au visage. Je me suis tourné vers ma brune, qui ne comprenait pas (il faut avoir vu un autre film) en lui disant “c’est génial”.
    Je le pense toujours. Sortir du cinéma en se refaisant tout le film dans sa tête selon un nouveau point de vue délivré dans les cinq dernières secondes, c’est quand même assez rare.

    Les liens:

    – Quand j’étais ado, avec mes potes, nous louions des vidéocassettes. Et évidemment, comme tous les gamis de cet age, nous avons un jour loué Face à la mort. Un article révèle que tout était bidonné, comme nous nous en doutions (à part pour le singe).

    – Après ces images terribles, un peu de baume au coeur avec l’amitié entre une louve et un ours.

    – Encore de belles images avec cette vidéo des derniers primo-propriétaires (ça se dit ça?) d’une maison de Frank Lloyd Wright. Malheureusement, l’article est payant.

    Kevin Mitnick, dont j’ai lu plusieurs bouquins pour préparer mes romans pour Rageot, nous explique comment devenir anonyme sur le net. Pas une mince affaire.

    – Toujours aussi fasciné par les rêves lucides, moi.

    – Un autre truc que j’adore, c’est la cryptozoologie. Vous connaissez le Tully monster ?

    – Vous avez remarqué que dans plusieurs films de SF américains, les voitures du futur sont des DS à peine customisées ? Apparemment, les mangeurs de burgers sont fascinés par le design de cette voiture (et de Citroën en général). J’ai toujours rêvé d’avoir une DS, même si je suis presque certain que je serai malade à l’intérieur (les suspensions sont trop souples).

    – Pour vous détendre, des bruits d’ambiance de films ou de série de SF. C’est aussi agréable que le bruit du brise-glace de la dernière fois.

    C’est tout pour cette semaine. Demain, je repars pour de nouvelles aventures. J’ai quitté mon atelier, rangé mon bureau, débarrassé mon espace de travail, acheté une gourde, installé un nouvel écran. Je suis prêt.
    Il va falloir s’habituer à une nouvelle routine et continuer à garder des contacts humains, autant que possible.

    Voilà, cela ressemble à peu près à ça (il y a pas mal de choses en plus dans la véritable newsletter…). Alors, si ça vous branche, c’est ici.

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