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    by  • 5 February 2018 • Choses vues • 0 Comments

    30 janvier

    J’ai repris The Leftovers à la saison 2. J’avais vu la saison 1 il y a quelques années, mais je n’avais pas été suffisamment emballé pour enchaîner directement. J’avoue que cette série m’étonne. C’est assez prenant, on s’attache pas mal aux personnages et chaque épisode est assez rythmée et doté de rebondissements, tous les tricks of the trade pour maintenir l’intérêt. Mais je me demande tout de même à chaque épisode de quoi ça parle. Alors, oui, on reconnaît des thématiques qui sont effleurées dans un globiboulga de genres (fantastique – soap opera – polar), le deuil, la vengeance, la maladie le tout saupoudré de l’imagerie catho obligatoire dans toute série amerloque, mais au final, je ne comprends pas vraiment de quoi cette putain de série parle. Elle cherche tellement à parler de tout qu’elle ne parle de rien. Tout y est huilé, mais on frôle les thématiques proposées, sans jamais s’enfoncer dans le vif du sujet, comme si les auteurs n’osaient pas tout à fait se confronter au sujet et restaient dans le symbole, dans l’enrobage.
    Ou alors, c’est peut-être moi qui ne comprend rien, hein. C’est très possible aussi.
    Mais quand même. Pas la moindre trace d’humour. Tous les personnages ont les mâchoires serrées et la larme à l’oeil en permanence. Tous avec des problèmes existentiels insolubles, même ceux du village miraculeux. Personne n’est heureux. Personne ne vit bien. Il m’est même arrivé de me demander, en voyant ces personnages s’agiter vainement, si ce n’étaient vraiment pas tous de gros connards.
    Pathosland. Il paraît qu’on a surpris un figurant en train de sourire en arrière-plan dans un épisode de la saison 3. La production l’a fait décapiter.
    Et si c’était ça au final, le vrai message de Leftovers. Que ceux qui ont disparu sont les plus heureux. Là où ils sont, ils ne sont pas obligés de regarder la série.

    Ca va, hein, j’ai juste un truc dans l’oeil.

    2 février

    Vendredi. J’étais à Angoulême il y a une semaine et je ne suis toujours pas malade. Comment est-ce possible après toutes les bises que j’ai faites et toutes les pognes que j’ai serrées ?

    Vu, hier soir, The Belko Experiment, un film de Greg McLean sur un scénario de James Gunn. J’aime bien James Gunn. Son Slithers était vraiment cool dans le genre série B du samedi soir. C’est aussi un peu le cas de Belko experiment, mais mince, ça aurait pu être mille fois mieux. L’idée de départ est tellement bonne qu’en développant un peu les personnages et en trouvant quelques situations encore plus extrêmes, le film aurait pu vraiment ressembler à un coup de poing dans le bide et pas à un truc rescapé d’un vidéo-club 80’s.

    Nous sommes tous d’accord que Facebook est mort, hein ? Chaque fois que j’y vais, j’y vois les trois mêmes notes, des trois mêmes amis. L’autre jour, il a fallu que j’aille vérifier ce que devenait une connaissance pour m’apercevoir que j’étais toujours ami avec lui sur le réseau, mais que je n’avais plus vu le moindre de ses posts, pourtant nombreux, depuis des mois.
    J’ai restreint peu à peu l’utilisation des réseaux sociaux depuis la fin de l’année et ça semble rouler sur une pente naturelle.
    Mais si l’on ne va plus sur Facebook ou Twitter pour suivre l’actualité des gens que l’on aime bien, comment faire ?
    Back to the basics, les amis. Comme avant. A la bonne époque des blogs, désormais pour la plupart remplacés par des newsletters. Abonnez-vous, conseillez à vos amis de le faire, suivez les blogs qui restent et les sites qui vous plaisent par leurs fil RSS. Feedly m’est toujours indispensable et me permet de suivre à la fois les publications de certains amis ou créateurs que j’aime bien ainsi que les sites d’infos qui m’intéressent (littérature, comics, musique, essentiellement, dans mon cas). Je suis abonné à pas mal de newsletters, désormais et c’est toujours un plaisir que d’en recevoir.
    Le dilemne qui s’offre à moi est de savoir si je dois continuer à tout poster sur la newsletter, ou ici ou un peu des deux ou poster la même chose sur les deux. Si vous avez des préférences…

    Les liens :

    L’histoire du fémur de Toumaï et la bonne ambiance chez les paléontologues.

    – Les limites de l’intelligence artificielle sont plus proches que l’on croit.

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