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    by  • 26 August 2018 • Non classé • 0 Comments

    Déjeuner, la semaine dernière avec un de mes meilleurs potes. La discussion tourne autour des séries que nous matons en ce moment. Puis nous dérivons rapidement sur notre façon de les consommer. Nous nous aperçevons que nos parents, habitués à se taper trois épisodes à la suite de séries à la con sur TF1 ou France 2, n’hésitent pas à binger comme des porcs quand on leur file nos codes Netflix.
    J’avoue alors n’être pas dans cette optique. A la casa Queyssi, on mate un épisode d’une série à la fois, parfois deux épisodes en une soirée, mais pas deux épisodes de la même série. On ne s’empiffre pas, on picore. On essaie de le faire comme c’est censé être fait, quoi, puisque la plupart des séries (et ça change avec Netflix) sont diffusés (hors de France en tout cas) au rythme d’un épisode par semaine. Ca laisse le temps de digérer ce qu’on vient de voir et peut-être d’attendre et d’anticiper ce qui pourrait advenir ensuite. D’apprécier davantage, il me semble.

    Dans le même ordre d’idée, j’ai passé une bonne partie de l’après-midi d’hier à lire des posts de Michel Fiffe sur des vieilles séries qu’il relit et je tombe sur ce passage :

    Picture this: waiting for one comic book, say… Captain America. You get one issue a month. And your local vendor might not get consecutive issues in a row. The comics were written with that in mind, with refreshers and updates, with callbacks to older tales to build a mythology and get you buying back issues. Discovery was key, and imagination acted differently, it was stoked by necessity. Nowadays, our imagination has morphed into something that has expectations, it requires immediate content and consumes it quickly. There’s no time to wait, no patience, things are moving forever fast. That’s why old collections of old comics are unreadable: they were not written for us, they were for the reader longing for that next issue back in the day.

    En résumé, relire des vieux comics est devenu difficile, désormais, car on les enfile les uns à la suite des autres alors qu’ils étaient conçus pour être lus avec un mois d’écart entre chaque épisode, le temps de laisser travailler l’imagination. Ce qui n’est plus un problème désormais, car les comics sont conçus pour être lus en recueils, et pas en fascicules (j’en lis encore comme ça, dinosaure que je suis) et la narration est adaptée au nouveau support.

    Par le jeu des liens, j’ai aussi pas mal de temps sur ce site consacré aux Quatre Fantastiques. L’Ecossais Chris Tolworthy y explique pourquoi la série, jusqu’en 1989, est le grand roman américain, décortique l’apport réel de Kirby et Lee, explicite la création du numéro 1, se fait plaisir en dévoilant des théories dingues (Johnny est le fis de Sue, Franklyn a créé le Marvel Time etc) et s’amuse même à postuler ce que fait Marvel avec sa continuité. Le type me paraît complètement obsédé, mais ses théories tiennent debout et m’ont bien amusé. Ca donnerait presque envie de relire tout Fantastic Four.
    Si seulement Fiffe ne venait pas de me dire que ce n’était plus possible…

    Sinon, la version italienne de Phil sort bientôt.

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