• Choses vues 12 : Rhingar Stow

    by  • 14 September 2018 • Non classé • 0 Comments

    Au début du dernier épisode de son podcast (un des plus célèbres podcasts de l’univers), juste avant son interview avec Paul McCartney, Marc Maron explique que “son” beatle, c’était plutôt John. Je ne suis pas un grand passionné des Beatles (j’aime assez leur musique et la mystique qui les entoure, mais je suis loin du degré de dinguerie de certains les concernant), mais moi, “mon” beatle, ça a toujours été Paul. Je n’ai jamais accroché au côté expérimental et à la fois très rock de John (peut-être que je me trompe sur lui, cela dit) et j’ai toujours préféré le côté pop et détaché de Paul. J’essaie de mettre des mots sur un feeling, quelque chose d’impalbable, là. Bref, j’ai toujours préféré Paul.
    Non, en réalité mon Beatle préféré, c’est Ringo (comme mon Cure préféré reste Lol Tolhurst). Ecoutez la batterie sur She Said, She said, que diantre.
    Marc Maron interroge Paul McCartney, donc, dans son podcast et la discussion est brillante. Paul est aussi humble qu’on peut l’être à son niveau, détendu et intelligent. Il déclare son admiration pour Brian Wilson dont là, pour le coup, je suis un fan obsessionnel.
    Malheureusement, le fan de Wilson n’a pas ce genre de discussions à se mettre sous la dent. Le cerveau grillé par les acides et/ou la schizophrénie, Wilson n’est pas capable de tenir un dialogue de ce niveau et se contente de répéter les mêmes phrases apprises en boucle à chaque interview. La façon dont il décrit ses journées dans son autobiographie – assi dans un fauteuil au milieu du salon à mater la roue de la fortune – est assez pathétique.
    Tout ça pour dire, allez donc écouter Macca parler, c’est formidable et drôle (et oui, je sais, c’est en anglais, mais pas besoin d’un niveau de dingue pour comprendre).

    Envie de relire de vieux comics, en ce moment. Sans doute parce qu’en attendant les lunettes de ma fille, je me suis retrouvé à farfouiller dans la boutique en face de chez l’opticien, une bouquinerie qui venait de recevoir un sacré stock de vieilleries des années 80. J’ai enfin complété ma collection d’American Flag et du reboot du Shadow post-Chaykin. Je me suis mis à relire les Daredevil de Frank Miller dont je ne désespère pas non plus un jour d’avoir toute la collection dans les éditions originales (en fascicules jaunis, quoi).
    Ah, et puis je me délecte des Theodore Poussin, aussi, que je n’avais pas tous lus (ce qui n’a pas grand chose à voir avec les comics, mais que j’avais envie de préciser tout de même).
    Et l’idée que la meilleure musique restera à jamais celle que l’on a écouté à 15 ans pourrait sans doute aussi s’appliquer à la bd. Quand je relis le Miller de la grande époque sur DD, j’en suis presque convaincu. Il me suffit parfois de revoir un simple dessin d’Akira pour retrouver des sensations d’enthousiasme intactes.
    Heureusement qu’il m’arrive encore de m’enflammer sur des choses récentes pour me dire que je ne suis pas encore tout à fait passé en mode “c’était mieux avant”.

    Sinon, j’ai traduit ça. Et ça vient de sortir. Du cyberpunk très influencé par le boss Gibson, mais dans une veine qu’il n’exploite plus lui-même.

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